6 biopics d’artistes à voir absolument !

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À l’occasion du Festival de Cannes, KAZoART met le septième art à l’honneur ! La vie de certains artistes est une source d’inspiration inépuisable pour le cinéma, donnant ainsi lieu à des petits bijoux. Découvrez notre sélection de 6 biopics d’artistes sortis sur petit ou grand écran, à voir absolument ! 

#1 Rodin, Jacques Doillon (2017)

Affiche du film Rodin (Jacques Doillon, 2017)

Affiche du film Rodin (Jacques Doillon, 2017)

Quoi de mieux pour célébrer le centenaire de Rodin que de lui rendre hommage sur grand écran ? Considéré comme l’un des pères de la sculpture moderne, Auguste Rodin n’a jamais cessé d’interpeller. Cette année, ce film portrait est présenté en compétition au Festival de Cannes. Le réalisteur Jacques Doillon revient ainsi sur un artiste hors-pair, puissant, perfectionniste et tiraillé par ses amours tempétueuses. Dans le rôle de Rodin, Vincent Lindon, grand acteur français qui interprète le sculpteur avec rigueur, force et précision. Arborant une imposante barbe et l’inévitable blouse blanche, il s’est initié pendant plusieurs mois à la sculpture pour être au plus près de la réalité. Face à lui, Izia Higelin lui donne la réplique dans le rôle de Camille Claudel. Douce, fragile et forte à la fois, elle démontre toute l’ardeur et la passion émanant de la relation avec son maître et amant.

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#2 Frida, Julie Taymor (2002)

Affiche du film Frida (Julie Taymor, 2002)

Affiche du film Frida (Julie Taymor, 2002)

Du destin de Frida Kahlo, il faut retenir toute la force et la détermination de l’artiste malgré une souffrance et une noirceur plus qu’évidentes. Une vie pleine de rebondissements et de combats, parfaite pour être adaptée sur grand écran. En 2003, Julie Taymor réalise « Frida », biopic poignant qui retrace l’existence de la peintre mexicaine, incarnée brillamment par Salma Hayek. Le film met en lumière sa relation tumultueuse avec Diego Rivera, interprété par Alfred Molina mais dévoile aussi ses amours bisexuelles et sa liaison avec Léon Trotski. Plus encore, il démonter sa poigne féministe et cette volonté d’être une artiste à part entière. Couleurs et ambiance festive émanent de ce récit ponctué de désillusions et de tristesse.

Une valse des sentiments portée par une Salma Hayek renversante, entièrement investie dans son rôle. On contemple ainsi l’existence chahutée d’une artiste qui ne cesse jamais de se battre et dont les œuvres témoignent d’une profonde conscience de soi et de ses angoisses les plus profondes. La réalisatrice présente ainsi la vie de Frida comme une œuvre d’art à part entière, tant dans ses plus beaux moments que dans les plus effroyables. Les plus grands tableaux de l’artiste sont d’ailleurs présents dans le film, à l’instar de La Colonne brisée, Les Deux Frida ou encore Naissance et attestent de ce rapport au corps lourdement mutilé. Une réalisation éclatante, fidèle aux racines de Frida, une Mexicaine définitivement amoureuse de ses terres.

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#3 Pollock, Ed Harris (2000)

Affiche du film Pollock (Ed Harris, 2000)

Affiche du film Pollock (Ed Harris, 2000)

L’un des plus grands artistes du XXème siècle a aussi eu droit à son biopic. À la fois réalisateur et personnage principal, Ed Harris campe le rôle de Jackson Pollock dans un portrait étonnant. Ainsi en 2003, la vie quelque peu mouvementée de l’artiste est dévoilée sur grand écran. On s’aperçoit à quel point le peintre entre en osmose avec sa toile sur laquelle il projette de la peinture. Adepte du dripping, Pollock incarne l’expressionnisme abstrait et ce film nous le montre bien.

Le long métrage retrace le parcours tumultueux d’un artiste aux débuts difficiles dans les années 40 à New York, sa rencontre avec la galeriste Peggy Guggenheim, son union avec Lee Krasner, sans oublier ses déboires entre alcool et dépression. Ed Harris, qui brille par sa ressemblance avec Pollock, est d’ailleurs nominé aux Oscars en 2003 dans la catégorie du meilleur acteur. Mais il n’est pas le seul à porter le film puisque sa camarade de jeu, et femme dans le film, Marcia Gay Harden, remporte l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle.

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#4 Edvard Munch, la danse de la vie, Peter Watkins (1974) 

Affiche du film Edvard Munch, la danse de la vie (Peter Watkins, 1973)

Affiche du film Edvard Munch, la danse de la vie (Peter Watkins, 1974)

Au regard des nombreux biopic relatant la vie des artistes, Edvard Munch : la danse de la vie s’illustre parmi les plus étonnants. Réalisé en 1974 par Peter Watkins, ce film se démarque par sa composition narrative expérimentale et même révolutionnaire ! Nous voilà plongés dans la Norvège du XIXe siècle, auprès de la famille Munch que la tuberculose a terrassée. On découvre la petite ville de Kristiania et ses habitants, femmes et hommes de l’époque, des acteurs non-professionnels au détour de rues et de cafés de celle qui est maintenant Oslo.

La caméra poursuit le jeune Munch et délivre un jeu de regards insistant. Comme si le réalisateur était de trop. À l’inverse des films biographiques où le réalisateur se fond dans la masse et n’est en aucun cas présent dans la scène, il laisse ici une empreinte palpable. C’est le récit d’un artiste, mais d’un homme surtout, dont les passions se déchaînent et s’expriment à travers ses coups de pinceau. Un récit didactique où la voix du réalisateur pose toujours le contexte, à l’image d’un guide. Plus que Munch, c’est le portrait d’une époque, avec sa bourgeoise protestante, les maladies foudroyantes à travers lesquelles Munch doit composer.

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#5 Vie passionnée de Van Gogh, Vicente Minnelli (1956)

Affiche du film Vie passionnée de Vincent Van Gogh (Vincente Minnelli, 1956)

Affiche du film Vie passionnée de Vincent Van Gogh (Vincente Minnelli, 1956)

Avec un destin digne d’un roman, Van Gogh suscite le mystère depuis plus d’un siècle. Figure incontestable de la peinture impressionniste et acculé de l’image de l’artiste incompris par excellence, Van Gogh interpelle. En 1956, Vicente Minnelli réalise Vie passionnée de Vincent Van Gogh, un biopic bien mené par Kirk Douglas, choisi pour interpréter l’artiste à la barbe rousse. Un long-métrage filmé sur les lieux qu’a fréquentés le peintre, entre Paris et le Midi et qui délivre avec passion les grands événements marquants de sa vie. Un film qui se veut le plus fidèle possible à la réalité, pour lequel le réalisateur s’est longuement nourri d’archives. Minnelli présente Van Gogh sous ses bons comme ses mauvais jours, côtoyant Pissarro et bien évidemment Paul Gauguin, interprété par Anthony Quinn, lequel a notamment reçu un oscar pour ce rôle. Un récit poignant dont émanent rage et passion, ou l’obsession d’un artiste tortueux.

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#6 Camille Claudel, Bruno Nuytten (1988)

Affiche du film Camille Claudel (Bruno Nuytten, 1988)

Affiche du film Camille Claudel (Bruno Nuytten, 1988)

Les amours de Camille Claudel et Rodin ne cessent d’inspirer le septième art ! Avant même que Vincent Lindon n’incarne Rodin, Gérard Depardieu campait le rôle du sculpteur il y a presque 30 ans. En 1988, Bruno Nuytten réalise son premier long-métrage et met en scène Isabelle Adjani dans le rôle de Camille Claudel. L’actrice incarne la sculptrice avec prodige, à la fois orgueilleuse et passionnée face à un monstre du cinéma français. Un duo détonnant et puissant. Le film rencontre d’ailleurs un franc succès et reçoit le César du meilleur film en 1989.

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