L’Art Nouveau à travers 3 œuvres incontournables

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À la fin du XIX ème siècle se propage en Europe une envie de rénover les arts. Et ceci dans tous les domaines : la peinture, l’architecture, les arts décoratif … En France on l’appelle l’Art Nouveau, en Autriche c’est le style « Sécession », « l’Art and Crafts » en Angleterre, le « Style Nouilles » en Italie…

Dans chacun de ces pays, ce nouvel art se nourrit de l’histoire locale et donne lieu à des codes stylistiques diversifiés. Toutefois, de grandes caractéristiques communes s’en dégagent, qui constituent le courant qu’on appelle aujourd’hui « Art Nouveau ». KAZoART vous emmène à la découverte de trois œuvres emblématiques de l’Art Nouveau à travers l’Europe, pour saisir l’essence d’une régénération artistique !

Les entrées du Métro parisien d’Hector Guimard

En déambulant dans les rues de Paris, vous avez forcément croisé une architecture inspirée de l’artiste Hector Guimard. À partir de 1899, le nouveau réformateur de l’art est sélectionné pour dessiner les nouvelles bouches d’entrée des métros de la capitale. On compte aujourd’hui 87 stations dans le style Guimard, dont une vingtaine d’origine. Vous pouvez notamment en voir encore aux stations Pigalle, Anvers, place de Clichy ou Abesses. Mais, pourquoi sont-elles si attractives ?

En 1899, l’Europe est en plein essor industriel et certains craignent que cette uniformisation ne gagne les arts. En Angleterre, des penseurs tels que William Morris et John Ruskin encouragent la production d’art artisanale. La machine ne doit pas remplacer la main de l’artiste. On doit réapprendre à utiliser les matières et réintroduire un peu de nature dans les villes. En complet accord avec ces idées, Hector Guimard créé des architectures en fer forgé et en verre. Le « squelette » de l’édifice est rendu visible et, à l’époque, c’est une véritable révolution des formes ! Ici, la nature apparaît lorsque l’artiste s’inspire librement des tiges du muguet, de la carapace des insectes…

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Station de métro dessinée par Hector Guimard / photo prise par zoetnet (metro) [CC BY 2.0 ], via Wikimedia Commons

La Sagrada Familia d’Antoni Gaudí

Difficile de parler de l’Art Nouveau sans évoquer la Sagrada Familia imaginée par Antoni Gaudí. Qui n’a jamais entendu parler de cette splendeur de l’architecture, ce temple d’ingéniosité barcelonais ?

La Sagrada Familia fait partie de ces édifices indissociables de leurs bâtisseurs. Leurs esprits, leurs personnalités se dégagent à travers chacune des pierres. Gaudí y consacre 43 ans de sa vie. Il est impliqué à tel point qu’il dort sur place. Il tient son engagement de 4500 mètres carrés d’envergure jusqu’à son dernier souffle. Et le dévouement qui lui est bien connu est aussi impressionnant que l’inventivité de son édifice.

Fidèle aux principes de l’Art Nouveau, Gaudí privilégie l’artisanat d’art pour la construction de la basilique. Des sculpteurs, des peintres, des urbanistes sont convoqués pour produire un éventail d’arts le plus complet possible. La Sagrada Familia c’est une explosion de courbes, de couleurs et de matières ! La nature y est omniprésente, Gaudí symbolise les quatre saisons par des fruits, il s’inspire de la forêt pour les fondations. Pour cela, il trouve de nouvelles solutions architecturales. Pus d’un siècle nous sépare des débuts de sa construction, mais l’architecture de Gaudí demeure très moderne. Car, des hommes la bâtissent encore et c’est toujours avec un regard d’émerveillement que les visiteurs la découvrent !

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Vue de l’intérieur de la cathédrale / via FLICKR, Steve Jurvetson / CC BY 2.0

Beethoven par Gustav Klimt

L’artiste Gustav Klimt est un emblème à lui tout seul de l’Art Nouveau. Tout d’abord, parce qu’il participe à la fondation de son équivalant autrichien : la Sécession Viennoise. En 1897, il est urgent, pour lui et ses amis, de se réunir contre un art beaucoup trop académique. Et c’est dans ces conditions qu’il crée nombre de ses œuvres, répondant à des critères propres à l’Art Nouveau propagé à travers toute l’Europe.

Lorsqu’il entend la Neuvième Symphonie de Beethoven, Klimt est subjugué et entreprend de retranscrire ses émotions à travers une toile. Et c’est une frise de 34 mètres de largeur qu’il peint, véritable produit de l’Art Nouveau. Les historiens d’art ne considèrent pas Klimt comme un simple peintre, mais plutôt comme un artiste total, proche entre autre, des arts décoratifs. En effet, il rajoute presque systématiquement de l’or et des pierres précieuses aux décors de ses tableaux.

Cette oeuvre nous montre aussi la fascination qu’exercent les femmes sur le peintre. Les déesses représentées sur cette frise semblent aussi paisibles que dangereuses ! Et c’est sans idéalisation qu’il parvient à rendre cette dualité, car une des caractéristiques de Klimt c’est de peindre des corps réalistes, naturels ! Il n’idéalise pas les courbes comme le fait l’art préraphaélite, académique de son époque. Klimt invente son art, ses tableaux son résolument personnels. Il n’utilise plus les codes établis : il crée de l’Art Nouveau …

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Beethoven, Gustav Klimt [Public domain], via Wikimedia Commons

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Beethoven, Gustav Klimt [Public domain], via Wikimedia Commons

En écho sur KAZoART – Co.

Sur KAZoART, l’Art Nouveau renaît de ses cendres avec l’artiste Co ! Véritable héritière de ce mouvement, elle s’inspire de ses motifs, sa technique et ses couleurs dans ses vitraux. Découvrez-la dès à présent sur KAZoART.

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Enflammée ©Co. 490 € / artiste KAZoART

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